Mamadi Doumbouya est un officier des forces spéciales guinéennes, figure centrale du coup d’État du 5 septembre 2021 en République de Guinée. À la tête du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), il a renversé le président Alpha Condé, mettant fin à la Troisième République et ouvrant une période de transition militaire.
Parcours
Formé au sein des forces armées guinéennes et à l’étranger, Mamadi Doumbouya a dirigé le Groupement des forces spéciales (GFS), unité d’élite créée avant le putsch. Son image publique s’est construite autour d’un discours axé sur la « refondation de l’État », la lutte contre la corruption et la restauration des institutions, tout en s’appuyant sur un pouvoir de fait issu de la force armée.
Prise de pouvoir et gouvernance
Après le coup d’État, le CNRD a dissous les institutions élues, suspendu la Constitution et installé une transition dirigée par les militaires. Mamadi Doumbouya s’est ensuite fait investir comme président de la Transition, cumulant les fonctions exécutives. La gouvernance de cette période est marquée par :
- une centralisation du pouvoir autour de la junte ;
- des restrictions sur l’espace civique et politique ;
- des engagements répétés à organiser un retour à l’ordre constitutionnel, avec des échéances contestées ou reportées.
Image et controverses
Mamadi Doumbouya cultive une communication symbolique (uniforme, discours d’autorité, références à la souveraineté), tout en faisant face à des critiques nationales et internationales concernant la durée de la transition, la gestion des libertés publiques et la judiciarisation sélective de la vie politique.
Rôle dans la junte
En tant que chef de la junte, il est le décideur principal des orientations politiques, sécuritaires et institutionnelles du régime de transition. Sa responsabilité engage directement les actes, décisions et conséquences du pouvoir militaire sur l’État guinéen.